Nro. CLXXX. □ — + L 'E D N I AVEC PRIVILEGE DE SON ALTESSE SEREN. ELECr. DE COLOGNE. 9 DU MARDI 1O NOVEMBRE 1789. De Vrrunz, le#r Oftobre. wazette de 1s Cour confirmela nou14 8½ do Hg elle de ia mort du Prince a Anhalt-CoeGolfe de Venise A’embotichure de la rivière de Ricola, onr enchainé les foldats de garde u ont braqué les tanons du chäteau contre la ville. Le Card. Doris, Vel hen Les nouvelles de la Walachié ne font oben Wrurcg ame Seu feguatige. sriaies dans ie Bannat ir Gana Servie. Elles ne dilent point gu Orso. bue ertendon Longuäte gui metra nos arant de terminer la campa: gne, ce gai répandra infailliblement la terreur dans Constantinople qui’elt Cloiyné de cette place que de 98 milles. ". metin ie Comte de Kaunstz fePeenen ume Grand-Maat du Pape, craignant que cos fcéléracs’exécutaffent leurs defleins en fouDemarn Matinle ra préiente à ia Cour Columr Grand-Marechal, 1. Empereur a Sait diminuer Leinal, dici, ap; 11 a été donné aus boulangers 161#) v. 1, guantité de frige droyant la ville, leur à fait faire des prouls ont o u gtions qu’on ne feroit aucune pourfuite contr’eux,& aprés avoir, recu une som me confidérable’argent ils sont partis fans avoir caufé aucun dommage ni à la: ville ni au chäteau. Vers la fin du mois prochain nous verrons arriver ici le Prin ce primat de Pologne frère du Roi qui propose de pasler quelque tems en cette Capitale. Le Card. Buon-Compagai elt arrive nouvellement de Bologne, mais il.’a point encore eu’audience du Pape. Les tremblemens de terre continuent à teuir dans la crainte les habitans de 1 Etat de’Eglise Gp;. du Grand-Duché de Toscane. ’ördre de declarer mois, la vjande fers aufl. kr. Ia livre à partir du rer hovchoft. Dr Ronx, le ar ORobre. Une troupe de bandits étant entré, i1 Semigallia daus ie Duché’Urbin fur le Dr Lrvounux, le#r Ofobre. Vendredi dernier au soir il est entre Jans ce port plusieurs vaifleaux anglois partie(dune porte venant de Erifsilant Pertie...— FAmiral Peyto. breiteur communde geg ilegun le Volei ie vom ve 2. g de. 308 hommes ’équipage; la Currisfore, frégate de 20 canons amp de aso hommes& quelques chaloupes de#8 canons& de rgc hommnes. s#biale nn DE BRUKFLEEs,#e 6 Novembre. * On##proclamé ici la leyée, dion corps de Challeurs, o# Ton receura de prétérence les geunes gens du plat pags dont ’engagement, ne. durera que Julgu aum ment oh les troubles qus sgitent la Province feront terminés. Als, recevrönt. 14 kr.par jour ou 7 patars. Luniforme fera gris arec des revets verts. Dr Linpoung; le 30 ORobre. troupes que Pan aroit enyoyées dans cette Province,& qu on Ctoit accupé à répartir dans diflerens endreits, ont recu ordre de reprendre la route de Luxembourg’ou elles étoient vennes, & ont en conféquence quitte hier cette capitale, au elles avoient proviloirement pris leurs quartiers Dr Hamnouna, le 3o OHohre. Le bruit’étant répandu ici que lexportation des grains avoit été defendue en Hollande, ce qui pouvoit tirer à de grandes conféquences. Larégence'Amsterdam ’eit empressé de détrurre ce faux bruit,& Mr. le Baron de Hogguer, miniftre des Etats-Généraux, vient de publier ici’extrait’une lettre, que cette régence lui # écrite en date du az. oétobre,& oil ik est dit, que, prenant le plus grand intérét à ceque de pareils bruits foient detruits, elle prie M. le ministre de faire tout ce qui dépend de jlui à cet effet; puisqu'elle peut’affurer, que jamais elle ’aeu deffein’autorifer une defense’exporter des grains hors la République amp; c. DE Lxypx, te 5 Nosembre Mgr. le Prince Stadhouder& Madame la Princeffe son Spoufe, arrivèrent ici lundi 2. de cemois, aprés-midi, mais ils y reitèrent peu de tems,’objet de leur venue étant de conduire en cette ville Mgr. le Prince-Héréditaire, leur fils ainé, qui vient achever fes études ànotre Université. Ce Prince s recu les complimens für son arrivée par une députation du fénat académique, ainfi que du magistrat, des différentes corporations& particuliers. DE. PARrs, ie 5 Noverbre. Les ennemis du Clergé sont epfin venus à bout de leur dellein,&’après le décret redigé par Mr. de Mirabeau ila été arrèré. rmo. Que tous les biens ecelésiastiques(eront à la dispolition de la nation; à la charge de pourvoir.’'une manière convenable aux frais du culte, à Pentretien de fes membres, ampr au fqulagement des pauvres, fous la fürveillance daprès les instructions des Provinces. Que- dans les dilpolitions à faire pour lübvenir à Pentretien des ministres de la religion, il ne.puille Stre afluré à la dotation’aucun cure, moins de don ze-cens livres par année, non compris le lageinent& les jardins en dépendans. Parmi les membres qui#ont été pour ce décret, on compte un feul Evéque& 14 curés.'un de ces derniers étant venu le loirau palais royal, pour donner ans curienx les détails de cette orageule féance; y füt puni de son zele officienx, car an lui vola dans fa poche une tabatière’or. Sans doute le voleur, entendant difcourir Porateur, woulut’affürer julqu’on il poufloit le mépris de. lanpropriete, on prétend que cette legon laf, a été fort fenfible. Mr. le Camus qui, famedi avoit été obligé par indispolition de céder fa place de Préudent, à son prédéceffeur,’avoit reprife, lundi; mais Ia proscription étoir arrètée’avance; ap; il semble qu on eut choili tout exprès pour la décreter un jour confacré au depil par la religion, un Prélident dévoué au Clergé,& julqu au lieu au cette efpéce’arrêt foudroyant a été prononcé, comme si’on ent voulu que le palais archiépiscopal, de Ia Métropole de’Empire, füt le tombeau’un ordre si longtems relpetté. On craint beaucoup que le dépouillement total du Clergé,’influe für les maisons publiques deltinées à leducation des jeunes eccléliastiques, la plüpart des séminaires, menacés depuis quelques tems du pillage de la populace,’attendoient que le fatal jour des morts, on la queftion du droit de propriété du Clerge de. voit-ätre décidée, pour renvoyer leurs eléves. Ce nouveau décret de’affemblée nationale, étant un article conititutronnel, a été porté au Roi pour le revétir de fa üimple acceptation! I reite à favoir si toutes les Provinces verront du méme ceil que la capitale, le dénuement abfolu auquel on reduit les miniltres du culte divil. La révolution qui vient de frapper für la Nobieffe& für le Clergé ne’arrétera pas à ces deux corps politiques. Les ennemis du parlement dilent gu'un des premiers employs du prodait des biens eccléliattiques, fera de rembourfer toutes les charges de jüdicature,& par conféquent de häter la dettruction de’ancienne magistrature. Si cette sübverlion prefque générale elt’ouvrage de quelques esprits hardis& entreprenans, il femble que la nation a plus à craindre qu'à elperer de leur dangereufe intluence, 11 elle ne tend qu'à détraire indiltinctement tout ce qui leur porte ombrage. ’affemblée va’occuper de conitituer les allemblées provinciales en commengant toute fois par les municipalités dent Parbitraise compolition a fait autant de petites Republiques prélidées par des Princes-Bourgeois tout fiers de leur nouveau röle. Les jours de ia lemaine conlacrés aux finances amenéront’article preique oublié des penlions dont le public sttend impatiemment la litte qui lui a été lolemnellement promise. Quelques perlonnes accufent le miniftère de ne pas vouloir donner für cet objet tous les renleignemens dont le comité des finances a besoin. On parle'un projet qui confiste à supprimer toutes les pentions& alesrecreer für les titres rapportés, amp; en raison du mérite de chaque individu, ce qui abrieroit à la néceflité de publier une liste dont’impression offriroit de grands inconvéniens& livreroit à’opinion inquilitoriale du peuple, qnantite de gens, qui ne peuvent Stre blamables’avoir profité des faveurs de la Cour. On avoit beaucoup’inquletude pour la journéende lundi: Plulieurs capitaines de distriét ayant penfé étre victimes de leur zele; à’occafion des farines nouvellement arrivées à la halle, que les boulangers ne vouloient pas qu on en magazinät; on ctaignoit que les circonRtances actuelles ne favorifaffent quelqu’emeute, amp; tous les foldats de la milicé nationale avoient ordre desse, tenirprèts au premier signal. Dans la nurt de dimanche les boulangers fe rendirent en foule à Thôtel de la Mairie menagant de ne pas cuire le lendemain,si’on ne diminuoit pour eux au qu’on ne renchérit pas pour le public le prix du pain. Le lundi on arrèta dans la rue' St-Martin un partieulier décoré de la croix de St-Eouis, & accufé de répandre de’argent pour empécher les boulangers de cuire, il a fubr à Thôtel-de-ville un interrogatoire de 7 heures, il est probable que pendant tout ce tems, il aura donné de strés grands détails dont on pourra profiter. Le prochs du Sr. Gallet, arrété' poux avoir abufé de la confiance de la ville dans la partie des approvilionnemens dont il Stoit chargé, est für le’point’étre jugé. On alfure que dans un de les derniers interrogatoires, fait aus chätelet, il a grievement inculpe plulieurs membres de la municipalite. II nest question que de’initruction publique du procés de Mr. ie Prince Lambesc.’homme qu on’accuie’avon chargé à coup de fahre, dans le jardin des Thuilleries, depose, dit-on, qu’il a lun méme tenté’arréter le Prince en prennant son cheval par la bride; ce fast changeroit bien la nature de’action,& fuivant les loix militaires, elle noffriroit plus qu'une circonftance oh le devoir du colonel s accordoit avec la nécellité vaincre’obstacle, qui’oppofoit à#a marche dans un moment de crise&’einbarras. Quant à la violation'un jaram royal,’offense qui en réfulteroit étanf perlönnelle au Roi, ne pourroit dans tous les cas regarder la nation.’eft Mr. de Bruges, procureur au chätelet, qui eit chargé de défendre la caufe de Mr.le Prince de Lambesc, ainfi que celle de M. e Baron de Belenval, qui est attendu ourd'hui à Paris. On a entouré le chatelet de barrières, pour éviter la trop grande affluence que ka curiolité neman quera pas’amener, pour entendre plaiLa(emaine dernière Jes jonailliers Böh mer& Balange ont fait une banqueroute allez conlidérable. Quelques jours avant,#lsemprunterent 300,00o liv. au banquier Wandentwer à qu’ils remirent en nantilfement la yaleur en diamans; mais dès le lendemain, ils en envoyèrent chercher une partie, fous prétexte qu'ils avoient trouvé une occation de les placer avantageufement, ampr dilparurent lans en avoir rendu compte: on fait que ces jouailliers font ceux qui ont figuré dans la malheureufe affaire du collier. On donne aujourd’hut la première représentation de la tragédie de Charles IX dont le nom feul fuffit pour rappeller un regne exécrable& une journée affreufe dont la mémoireseit redoutable dans un tems de trouble,’anarchie amp; de proscription.’auteur Mr. Chénier, seit offenfé vivement des obftacles qu'il a rencontrés pour faire jouer sa pièce; dans fon reffentiment, iI a cru devoir’en prendre à Mr. Suard qu’il a peu ménage dans une lettre inférée au Journal de Paris.'académicien’a pas répondu; mais comme diretteur de cet ouvrage périodique, il est probable que sa réponse fera cachée dans le jugement fevère qu'il portera für’ceuvre dramatique de Mr. de Chénier.Lethéatre françois a fait de grandes dépenfes pour.les décorations & le costume de cette pièce dont on a en général peu’idée,mais que peut-étre les circonftances favoriferont. Leministre de la guerre a lu au comité militaire une mémoire ou font indiqués avec précition, mais avec justeffe, les ehangemens& les améliorations dont eit fusceptible’organifation de'armée, 8; zème le département de la guerre dont les économies provifoires'’élevent àplus 6e20 millions, on ne peut dans un plus court elpace réunir plus’idées Iumineuses für le régime qu.on propose’établir La supprefion de tont ce qu’il ya’iautile, une juste.distribution de grades& desrécompenfes, un emploi utile des söldats pendant la paix; loit dans des travaux publiques, Toit dans des profellions Jucratives#els font les principaux Avantages qu’offrent ce projet de Monvelle conftitution militaire dont le travail& a redaction font düs àp; Mr.-Gau, commislaire des guerres„qui jouit de la confiance du ministre,& qui la#mérite sous tous les rapports: On parle’un convoi de r4 navires chargés de farine amp; venant’irlande lefquels, dit-on, nous ont procurès par Mr. le Duc’Orléans dont on conhirme le prochain retour. Mr. de Lally-Tolendal a pris fa démifsion de député de’affemblée nationale, & apropofé à fa place Ton Tuppléant, qui a té sccepté. DE Bonrn, le 9 Nouembre. H a paffé hier vers ro heures du matin par cette rélidence un détachement de xoo dragons Palatins venant’Heidelberg oh ils étoient en garnifon,& allant fe réunir à Dormagen au-deffous de Cologne aux troupes Palatines, qui doivent prendre la route du pays de Liége. Une lettre particulière de Werle en Weltphalie porte que les troupes prafliennes devolent se mettre hier 0, en marche pour lepays de Liège. Les régimens de Boudberg& Romberg.en garnilon, le premier à Ham,’autre à Billefeld ont du se réunir à Duisbourg. Les grénadiers de ces 2 régimens formant 2 bataillons, étant en garnilon à Soeft, ont pris auffl la mème ronte. On donnera aujourd’haf au théatre national le Boungsemuitre dräme en 5 actes du Comte de Bruhl. La pièce que ’on alreprésentée samedi, étoir Romeo& Julie de Mr. Gotter, avecla musique que le céléhre Benda### en Part’adapter fl parfaitement au ujet. La pièce a eté généralement bien jouée, mais Mademoifelle Keilholz’ainée a réuni für eile tout liintérét des spectateurs, danslerdle de lie quselle ajoué& chanté avec autant de Nobleffe que de fentiment&’expression. Jamais fataille, fafigure amp; sa wois’ont paru avecplus’'avantage. Le public luf a prodigué des applaudislemens, qui ont été Jufqu au transport, lorsgufelle##### chanté ’äir si interessant& C lublime meinen Romeo zu Jseken(je reverrois Romeo,) Quoique(on röle ait„eté des plus fatiguans elle a du néanmoins se conformer auec complaifance au defir du public en repétant ce beau morceau.